05 août 2008
Vacances
Blog en vacances!
Au programme, pendant 2 semaines : soleil, promenades, achats de tissus (certainement pas que ça, mais chutttt, n'effrayons pas l'homme avant le départ...), sans doute un bon resto... et surtout se vider la tête.
A bientôt, ne soyez pas trop sages!
Arte y Pico
A ma grande surprise, 4Coeurs m'a décerné le prix Arte y pico! Merci à toi, ça me touche énormément!
Je dis "à ma grande surprise" car, comme vous le verrez, mon blog ne rentre pas vraiment dans le cadre de ce prix. Mais 4Coeurs dit être plus sensible à l'humanité et la simplicité qu'à la céativité pure...
Ce prix nous vient d'Uruguay, crée par Eseya, jeune femme artisan d'art,qui fabrique des poupées de lainage et de tissus.
Comme le veut le règlement, voici les règles :
- Choisir 5 blogs qui selon vous méritent ce prix par leur créativité (conception, matériel employé, originalité…) et contribuent également à la communauté des bloggers, quelle que soit la langue.
- Chaque prix doit contenir le nom de l’auteur et un lien vers son blog qui pourra être visité par tous.
- Chaque lauréat doit montrer son prix et remettre le nom et le lien de la personne qui lui a octroyé ce prix.
- Le lauréat et celui qui a octroyé ce prix doivent montrer le lien de l’Arte y Pico.
- Afficher ce règlement.
Voici donc, après quelques hésitations, les 5 blogs que j'ai choisis. Certains ont peut-être déjà été honorés, j'avoue ne pas avoir vérifié et y être allée "au coup de coeur"
Tout d'abord, un blog découvert récemment, grâce à un commentaire laissé ici : Les jolis trésors d'Amélie. Pour ses superbes créations et son blog plein de vie et de couleurs. Pour m'avoir montrer que la souffrance n'empêche pas, ne dois pas empêcher, de profiter de tous ces petits bonheurs.
Ensuite, Papillon et Mandarine, découvert(e) dans les mêmes circonstances, et que j'ai tout de suite aimé pour les mêmes raisons. Mais aussi pour ses paroles rassurantes; merci!
Impossible de ne pas citer Une poule à petits pas. Il est certainement inutile de présenter Aurélie, qui coud - tricote - cuisine plus vite que son ombre, avec un talent monstre, et le tout en pouponnant ses 2 poulettes et son adorable bernique. C'est un des premiers blogs que j'ai découverts et suivis, et un passage obligé pour moi, chaque matin.
Dans un autre registre, parce que j'adore les kits qu'elle nous offre si généreusement, mais aussi parce que j'admire ses pages de scrap (malheureusement trop rares, je trouve) : Fran!
Et enfin, parce que j'y découvre plein d'idées que j'espère pouvoir un jour mettre en oeuvre, Le monde de Bibouillou
Voila, le choix a été difficile, et ça part un peu dans tous les sens...
A vous maintenant!
01 août 2008
Pas tagguée!
Mais je le fais quand même!
Piqué à Mandarine, parce qu'elle a dit que ceux-qui-passaient-et-qui-voulaient-pouvaient et que ça va changer un peu de mes plaintes et pleurnichements.
Il y a 10 ans
Il y a 10 ans, pile poil aujourd'hui, je commençais un job de vacances à l'hôpital, à la prise de rendez-vous : celle avec le casque de Star Trek qui essayait péniblement de trouver le docteur Machin dans la longue liste des médecins de l'hôpital, c'était moi. Celle qui préparait la pile des dossiers des patients, en essayant d'empêcher ladite pile de s'effondrer, c'était moi aussi. Et celle qui recevait les patients avec un joli (?) sourire, c'était encore moi. Mais pas tout en même temps, hein, ça dépendait des jours.
Je me préparais aussi à faire mon entrée à l'unif, que je ne quitterais que 6 ans plus tard (5 ans + 1 mémoire), et même plus longtemps si je compte l'agrégation.
Ça ne me rajeunit pas, tout ça, hop! question suivante!
5 choses faites aujourd'hui
Je me suis levée. Si! Ça compte! Nous sommes rentrés du cinéma à 2h du mat' (excellent, d'ailleurs, Batman!), donc ça compte! Par contre, je ne dirai pas à quelle heure je me suis levée...
J'ai répondu à mes mails et aux commentaires du blog, et j'ai donc découvert de nouveaux blogs!
J'ai zieuté encore tous ces modèles japonais que j'ai hâte de tester.
J'ai établi (hem... nous avons établi) le menu de la semaine et la liste des courses. Et décidé de n'aller au supermarché qu'en fin d'après-midi, à cause de la chaleur.
J'ai continué la relecture du mémoire de mon homme. Et étant donné le contenu du mémoire (master en stat T-T), j'ai encore une fois regretté d'être allergique à l'aspirine ;)
3 plats que j'aime
Seulement 3?!
le gâteau au chocolat (si! c'est un plat!), le crumble poire/chocolat, le tiramisu... bon, on a compris l'idée : le chocolat
- les pâtes, sous toutes leurs formes ou presque
les frites (seules ou en mitraillette poulycroc sauce barbecue)
En fait, je pourrais poursuivre la liste indéfinement, je suis une bonne fourchette, hyper gourmande.
5 endroits où j'ai vécu
- Le petit village de mon enfance, près de Mons, jusqu'à mes 22 ou 23 ans.
- Un autre petit village, pas vraiment beaucoup plus loin, pendant 2 ans.
- Juste à côté de Mons, pendant 6 mois.
- Mons même, pendant 1 an
- Depuis octobre, on est plus du côté de Binche
Bref, toujours près de ma chère cité du Doudou. Mais pour garder un peu d'anonymat, je ne précise pas plus, parce que les villages en questions sont vraiment des trous perdus.
5 choses que je ferais si j'étais riche
J'achèterais 2 maisons, une en Belgique, une près de Marseille, avec dans chacune... un dressing et une grande cuisine!
- Je voyagerais.
- J'offrirais des cadeaux à ceux que j'aime.
- J'aiderais des associations qui me tiennent à coeur.
Je suppose que je ferais un malheur dans certains magasins (tissus, laine, livres, cuisine...)
Pffff... j'aurais dû naître riche...
31 juillet 2008
Un petit scrap
Récupérée sur mon 1er blog, une page réalisée un peu avant la Noël, pour un challenge BOM sur le thème "Qu'avez-vous demandé au Père Noël?".
Visiblement, la poste avait égaré mon courrier... L'année prochaine, il faudra procéder autrement. Il a une adresse mail, le gros barbu?
Une de celles dont j'étais le plus contente.
J'en ajouterai peut-être d'autres...
Ce soir, face à la chaleur ambiante (le ventilateur va bientôt demander une augmentation...), on va aller se rafraîchir... au cinéma! Le nouveau Batman, chouette!
Crédits:
Kit Love actually de Akiloune et Erika
sauf overlay, de Lindsay Jane Designs
La photo vient d'ici : http://photographe-de-mariage.grouphotographe-de-mariage.grou [...] ariage.jpgariage.jpg
30 juillet 2008
Ici ou là-bas?
L'envie de ranimer mon vieux blog, de poster quelques recettes, quelques photos, de me forcer à faire quelques pages de scrap, de terminer mon tricot pour pouvoir le montrer...
Mais le sentiment que ce n'est plus vraiment moi, ou qu'il y manquerait une part importante de moi et de ma vie, l'endo, l'inquiétude, la tristesse parfois...
L'impression quand même que ce blog, tel qu'il est du moins, me maintient dans cet état d'esprit, tristesse, colère, fatalisme...
Alors? Mettre l'autre à jour? Apporter ici ce que je veux en garder et lui mettre la clé sous le paillasson? Fusionner les 2?
1 semaine pour décider. 1 semaine pour choisir les photos demandées par Casa et décider où les poster. 1 semaine pour le terminer, ce tricot (quand la vague de chaleur sera passée : il ne reste que la bande d'encolure à assembler, mais il fait décidément trop chaud) et en montrer le résultat. 1 semaine pour savoir comment combiner ces différentes parties de moi.
Et il sera l'heure de partir en vacances!
27 juillet 2008
Colère
Il suffisait de poster pour les faire arriver...
J1 mardi donc, dans l'après-midi. Avec les sombres pensées qui les accompagnent généralement. J'avais prévu ce jour-là d'aller acheter des tissus l'après-midi, il m'a fallu rester ici, la douleur et les nausées ne me permettant pas de sortir. A la tristesse (bien que l'issue soit connue depuis plus de 2 semaines), au découragement, s'ajoute la colère. N'est-il pas suffisant de ne pas être capable d'être enceinte, alors que c'est la chose la lus naturelle du monde, tellement naturelle que des millions de femmes ont pris et prennent la pilule pour l'empêcher? Pourquoi faut-il que cette douleur insiste davantage sur mon échec? Pour me convaincre que j'en suis incapable, pour m'ôter tout faux espoir dès la moitié du cycle? Pourquoi n'ai-je même pas le droit de sortir, de préparer un gateau, de faire n'importe quoi mais de me changer les idées, pour oublier la déception. Au lieu de ça, je suis coincée dans mon lit ou sur mon canapé, dans des positions improbables, pour atténuer (si peu) la douleur physique, avec tout le temps de ressasser mon nouvel échec.
Je suis en colère contre la maladie; contre la nature qui m'estime depuis des années indigne d'avoir ce bébé; contre mon ex et ses amis qui m'ont tellement culpabilisée que je n'en sors toujours pas aujourd'hui; contre mon ex toujours qui en abandonnant le navire juste avant la fiv a placé au-dessus de ma tête une épée de Damoclès qui s'y balance encore aujourd'hui, me faisant avoir de plus en plus peur au fur et à mesure que la pma se rapproche; contre mon ancien médecin qui est passé à côté de tous les symptômes, se contentant de répéter qu'il est normal d'avoir mal pendant les règles (je le sais que ça ne chatouille pas, espèce d'idiot; mais entre avoir mal au ventre et être pliée en 2 de douleur, avoir mal pendant 3 semaines sur le mois et être malade en prime, il y a une marge, non? Alors merci de m'avoir considérée comme une hystérique pendant des années, merci de m'avoir laissée diagnostiquer cette saloperie moi-même, merci de ne m'avoir opérée que sur mon insistance, merci d'avoir laissé cette merde se développer, merci de m'avoir menti jusqu'à la dernière minute sur les conséquences de cette maladie et les suites de l'opération); contre le corps médical d'une manière générale et sa méconnaissance de cette maladie, quand je parle avec d'autres femmes qui ont dû souffrir parfois jusqu'à 10 ans avant de pouvoir mettre un nom sur leurs douleurs; contre tous ceux qui jour après jour posent les mêmes questions et font les mêmes remarques, ignorants (souvent) de leurs effets sur moi, ou bien conscients de ceux-ci (parfois); contre les femmes enceintes qui se frottent le ventre pendant des heures sous mon nez ou me racontent de a à z leur grossesse et les préparatifs pour la naissance, non pas parce que je leur en veux d'être enceintes, mais de n'en être toujours pas capable moi-même et (parfois) de ne pas voir le mal qu'elles me font en insistant; et surtout contre moi-même.
Je m'en veux énormément de m'être laissé culpabiliser et démolir petit à petit; de n'avoir pas exigé d'explications; de n'avoir pas changé de médecin plus tôt; de ne pas être capable de tenir le coup, de ne pas être forte au lieu de fondre en larmes à chaque annonce de grossesse ou à la vue d'une femme enceinte; de ne voir dans le mariage de ma cousine prévu pour septembre que l'annonce prochaine de sa grossesse, parce que elle, bien sûr, connaîtra la suite normale de l'histoire.
Je m'en veux de passer sans cesse de l'espoir au défaitisme, de la bonne humeur aux larmes, et surtout de le faire subir à mon homme.
Je m'en veux d'avoir complètement abandonné le scrap parce que je l'associe systématiquement à "album de bébé" et photos d'enfants, et que je n'ai "que" des photos de nos vacances à scraper, alors que je devrais au contraire m'estimer heureuse d'avoir ces photos, d'être avec l'homme que j'aime.
Je m'en veux de me prendre la tête en réduisant nos futures vacances à des questions comme "vais-je ou non aller à La droguerie acheter ces livres de layette qu'on ne trouve pas ici?", en me disant pendant un moment d'optimisme que je vais en profiter parce que j'aime ces modèles et que je pourrai les tricoter quand je serai enceinte, pour me dire le lendemain que je ne serai jamais enceinte et que ces livres me seront autant de coups de poignard à chaque fois que je les verrai dans la bibliothèque.
Je m'en veux de préparer déjà de fausses excuses pour éviter la soirée des 10 ans de ma promo, parce que j'ai peur de ma réaction, parce que je sais que je vais mal la vivre malgré mon envie de revoir certains amis et que, 2 mois avant la date, la seule idée de me devoir me justifier sur l'absence d'enfants à mes côtés me rend déjà malade.
Et je n'aime pas cet état d'esprit. Ni la vie que je fais vivre à mon homme.
Je prends peu à peu conscience que je dois me bouger, y croire, sans avoir peur d'y penser. Parce que contrairement à ce qu'on s'est fait une joie de me répéter pendant si longtemps, ce n'est pas en y pensant que je vais m'empêcher d'être enceinte. Ces foutues injections qui m'ont pourri la vie pendant 4 mois, c'était pas pour le plaisir ni pour soigner une grippe. Je prends conscience (encore aujourd'hui en découvrant ce chouette blog) que je dois aller de l'avant, vivre sans me prendre la tête, en envisageant les choses de manière positive et pas "et si... et si... et si...", en étant persuadée que ça marchera parce qu'on le veut tous les deux et qu'on fera tout pour que ça marche, en mettant de la couleur et de la vie. Mais je sais aussi que cela ne se fera pas en 2 jours... En prendre conscience a pris du temps, a été difficile, m'a donné une claque... Le reste viendra petit à petit... je l'espère...
C'est très décousu, ce que j'écris. Mais c'est un tel fouillis dans ma tête... Il faut que je mette un peu d'ordre...
22 juillet 2008
Des bas et des petits hauts
Après une semaine dans le creux de la vague, le moral remonte un peu.
Samedi passé, alors que nous étions invités à un souper, je me suis trouvée assise à côté d'une femme enceinte. Photo de l'écho, déco de la chambre, mouvements du bébé... je ne m'y attendais pas du tout, et au bout de quelques heures, j'ai complètement craqué. Sentant venir les larmes, je me suis éclipsée... mais on m'a "pistée" ;)
Bilan de la soirée : mes parents sont maintenant au courant de nos essais et du fait qu'on devra suivre un traitement (même s'ils ne savent pas lequel, quand, comment). C'est ma psychologue qui sera contente, vu que je n'arrivais pas à leur en parler. J'avais très peur de les revoir à la fin de la semaine, j'avais peur de craquer de nouveau, qu'ils me posent plein de questions, qu'ils me répètent en boucle que "ça va aller, arrête de pleurer, d'y penser, de t'inquiéter". Mais on n'en a pas reparlé. Je pense que quand je me sentirai plus forte, j'aurai une vraie conversation avec maman (mais pas maintenant : là, les larmes me montent aux yeux rien qu'en écrivant).
Il s'est finalement avéré que la jeune femme enceinte doit son bébé à une fiv. Apprenant ce qu'il se passait, la personne qui nous avait invités est allée la chercher. Elle m'a expliqué son parcours, en a profité pour dire, redire et répéter à maman et à celles qui nous entouraient qu'elle comprenait ma réaction, que c'était normal, qu'elle réagissait comme moi il y a encore quelques mois. Elle m'a également proposé de la contacter si j'en ressens le besoin ou l'envie (ce que je n'ai pas encore pu faire, mais qui sait... peut-être quand on commencera la pma).
Inutile de dire que j'avais une vraie tête de ravagée le lendemain.
Mais depuis ça va (un peu) mieux. Je devais voir des amies, avec leurs enfants (et l'une d'elles est enceinte). Mon homme avait peur que ça me fasse du mal, mais ça a été. Elles sont au courant de mes difficultés, donc ça limite les risques de remarques involontairement blessantes.
D'un point de vue physique, j'ai mal au ventre depuis 2 bonnes semaines, j'en suis à j30. Ces foutues douleurs empêchent au moins de psychoter et d'avoir de faux espoirs. Mais j'ai bien peur d'être clouée au lit encore une fois... Pour le moment, seuls le ventre et le dos me font mal; je ne sens encore rien dans les jambes. Ça revient peut-être à la "normale".
J'évite de trop penser à la rentrée. Je retrouve le plaisir de cuisiner. J'ai repris mon tricot. Je me mets enfin sérieusement à la couture. je vais profiter des vacances pour acheter de jolis tissus et mon homme m'a commandé des livres japonais (même pas peur!). J'ai envie de recommencer à alimenter mon vieux blog, que j'avais lâché pendant ma ménopause en raison du manque de motivation et d'entrain.
Je suis bien consciente que j'essaie sans doute surtout de me remplir la tête et que, plus que des tuniques, ce sont des turbulettes et des tours de lit que je veux coudre... Que je rêve du jour où je pourrai enfin acheter les Intemporels et les Créations câlines... Mais au moins je recommence à rêver...
10 juillet 2008
Dernier rdv gynéco hors pma
En retard, le compte-rendu de notre rdv de jeudi passé.
Un petit souci nous amènera peut-être à devoir passer par l'iac. Mais ce n'est pas encore sûr. Selon mon docteur Bénabar, nous avons des chances pour que je tombe enceinte naturellement. Cependant, connaissant mon passé, il dit lui-même qu'il ne nous demandera pas d'attendre 2 ans d'essai avant de passer par la pma. Selon lui, il ne sera pas nécessaire d'aller jusqu'à la fiv, mais donc peut-être de faire des iac.
Nous aurions pu tenter dès le prochain cycle, mais nous partons en vacances vers le 5 août, c'est donc raté. Nous avons donc décidé de laisser passer l'été (sait-on jamais) et de nous revoir à la rentrée pour envisager la suite des événements. J'ai donc rdv le 11 septembre.
Alors voila... je cogite. J'essaie de ne pas trop y penser, de profiter des vacances, de ne pas nourrir trop d'espoir sur les 2 mois à venir et de me dire qu'on suivra bientôt ce traitement et que je serai enfin enceinte. Je dois avouer que ça soulage (un peu). D'une part parce que ce médecin envisage les choses comme personne avant lui ne les avait envisagées, en reconnaissant que cette attente est longue, pénible, et qu'il est aberrant de nous faire attendre 2 ans alors que l'on sait où est le problème. Ensuite parce que ça bouge. Pas beaucoup pour le moment, certes, mais ça bouge. Nous avons maintenant des réponses à nos questions, des possibilités qui s'offrent à nous et une date butoir.
Mais je cogite et m'inquiète beaucoup au sujet de la difficile compatibilité entre le traitement et mon travail. Je ne sais pas où je travaillerai l'année prochaine, ni selon quels horaires. Or si nous devons suivre un traitement incluant une stimulation, les contrôles (pds et écho tous les 2 jours voire tous les jours) se font de 8 à 9h du matin. Inutile de dire que, dans ces conditions, il ne faudra pas longtemps avant que je sois virée. Quant à demander un aménagement d'horaires, inutile d'y penser, surtout s'il faut expliquer à la direction que c'est pour tomber enceinte...
L'autre option consiste à faire une iac sans stimulation, ce qui ne nécessite alors pas de suivi à l'hôpital avant le jour de l'insémination. Ce serait envisageable étant donné que les examens réalisés laisse supposer que j'ovule normalement. Mais cette option diminue nos chances de réussite : 8-9% de chances, contre 12% avec la stimulation. A certains moments, je me dis que 3% de différence, c'est peu, que ça ne justifie peut-être pas de compliquer les choses au niveau professionnel. Mais 30 secondes plus tard, je me dis que ça ne laisse même pas 10% de chances, c'est vraiment très peu... Voila donc où j'en suis. Ça tourne et ça retourne dans ma tête, et j'en arrive toujours au même point.
Pour ne pas arranger les choses, je suis en train de retrouver d'anciens amis et connaissances, notamment ceux qui ont terminé leurs études secondaires en même temps que moi. C'était il y a déjà 10 ans : premier coup de vieux. Mais en plus, je m'aperçois en voyant leur profil que beaucoup ont des enfants. J'étais sans doute parmi les premiers à en vouloir, je serai parmi les derniers à en avoir. Et ça fait mal. Très mal. Je sais qu'une soirée de retrouvailles se prépare pour la rentrée, et je ne sais pas si j'aurai la force d'y aller. Cela me ferait tellement plaisir d'en revoir certains. Mais c'est toujours tellement difficile d'être la seule à compter les bébés, les enfants et les ventres ronds quand j'arrive quelque part. Et ce le sera d'autant plus face à ceux qui ont exactement le même âge que moi... Dont certains qui à l'époque n'avaient même pas encore l'ombre d'une envie de fonder une famille...
Même si je me sens mieux, même si je retrouve un peu d'optimisme, il me reste encore un long chemin pour arriver à accepter ce que la nature a décidé de m'imposer...
27 juin 2008
Quelques nouvelles, peu de changement
On avance tout doucement.
Les douleurs des 1ers jours ont pratiquement disparu. Nous avons fait nos prises de sang... et nous avons tous les deux le bras bleu (et douloureux en ce qui me concerne) : la prochaine fois qu'on voit cette infirmière, on part en courant. Heureusement, si je dois suivre un traitement, mes pds se feront dans le service d'infertilité. J'avoue que je n'ai pas du tout envie de me farcir cette même infirmière tous les 2 jours.
Le début du mois de juillet va être chargé : kinésiologue, gynéco, rdv avec la psychologue du service et soldes. Ça fera passer le temps un peu plus vite.
Plus qu'un jour de "travail" : remise des examens et réunion de fin d'année. Et un tas de leçons, livres, fardes à trier, classer, ranger. La pile menace de s'effondrer.
Ça m'a fait tout bizarre de voir partir mes élèves et de fermer "ma" classe pour la dernière fois, hier. Je ne sais pas où je serai à la rentrée...
23 juin 2008
Allo maman bobo
Bon ben voila... Elles sont là. Je n'ai pas tout compris, je les attendais plus tard. J'ai passé une nuit blanche, punaise ce que ça fait mal. Cette nuit, j'étais à 2 doigts de regretter les bouffées de chaleur; mais bon, pas folle quand même. Pour l'instant, je ne sens pas de mieux par rapport à avant l'opération et le traitement. Au contraire, je trouve que les douleurs sont très fortes et ne diminuent presque pas malgré les cachets. Et je n'ai jamais eu le ventre aussi gonflé. On verra par la suite...
Bonne nouvelle en tout cas : je vais pouvoir faire cette prise de sang à temps pour le rdv du 3 juillet!
Autre bonne nouvelle : elles ont débarqué un jour de congé. Par contre, j'ai pris du retard dans mes corrections : je me traîne comme une larve depuis ce matin.

